samedi 7 décembre 2013

Reportage télé avec le psychologue scolaire Rémi Côté, sur l'utilisation du Ipad avec les enfants autistes.


Évidemment, je n'étais pas le seul à avoir une opinion sur les vertus du Ipad et de ses applications spécialisées pour les élèves autistes. Il y a des applications spécialisées pour favoriser le développement des compétences langagières et communicationnelles, les habiletés sociales, les horaires de fonctionnement, la motricité fine, etc...

Voici ce qu'on peut lire me concernant sur le site de TVA: "Chez les enfants autistes, la tablette tactile est l'outil idéal selon le psychologue scolaire Rémi Côté, qui précise «qu'ils fonctionnent beaucoup avec les pictogrammes», ce que l'on retrouve dans la tablette." Je suis très touché d'avoir été consulté pour ce reportage.

On peut lire ce reportage à la page 28 du journal de Montréal d'aujourd'hui samedi 7 décembre 2013 ou à cette adresse web: http://bit.ly/1chltra 

Voici le court extrait où j'apparais:


mercredi 27 novembre 2013

10 bonnes habitudes face à l'intimidation

Dans cet interview avec une journaliste de MSN.FR, je mentionnais 10 conseils importants, pour prévenir les situations d'intimidation et repousser les intimidateurs potentiels. Voici ces 10 conseils en commençant par celui que je considère fondamental.

 Être à l'écoute de son enfant et l'observer

 « Si l’on observe un changement dans son comportement, dans son attitude en général lorsqu’il revient de l’école – il est plus taciturne ou plus colérique – il faut tenter d’investiguer pour trouver quelle est la source de ce stress ou la cause de cette émotion-là. C’est important, car, en général, l’enfant n’aura pas le premier réflexe de parler de ses problèmes, mais plutôt de gérer la situation par lui-même ou de s’adapter »

Mon deuxième conseil portait sur l'importance de se préparer à répondre aux invectives d'intimidateur:
Se pratiquer à répondre 
«On lui donne des conseils pour qu’il s’habitue à regarder l’autre dans les yeux, à affirmer sa voix, tout en lui faisant répéter ce genre de phrase : ''je n’aime pas quand tu me dis ça ; tu dois arrêter immédiatement de me parler sur ce ton ; j’ai le droit de me tenir avec qui je veux'', etc. »


Aussi important est de bien choisir ses amis:
 «Il faut lui suggérer de se refaire un réseau parallèle avec d’autres élèves. La première démarche c’est déjà de faire le deuil de cette relation avec l’ami en question pour s’ouvrir à d’autres rencontres. C’est une démarche qui est loin d’être facile, car ce genre de relation cache toujours une certaine dépendance et un certain plaisir de la part des deux amis»

On peut également prévenir beaucoup de problèmes reliés à l'intimidation en encourageant les élèves à jouer avec les enfants de leur âge:
«Dans les milieux scolaires, on essaie généralement de décourager les groupes d’âges mélangés : on tente le plus possible de garder les élèves de première année ensemble et de ne pas les regrouper avec une classe de troisième année, par exemple, parce qu’ils n’ont pas les mêmes intérêts»

Sans oublier que la pratique d'un sport peut contribuer à un mieux être généralisé chez tous les enfants, elle contribue également à prévenir l'intimidation:
«La pratique d’un sport ne se fait effectivement pas dans la violence, c’est vraiment pour l’efficience physique, le dépassement de soi et ce sont des valeurs positives pour un enfant», indique le Dr Côté qui ajoute que «l’activité physique permet une valorisation personnelle qui entraîne une meilleure confiance en soi».

Il faut également favoriser le réseautage, que ce soit entre élèves ou entre parents d'élèves:
«L’enfant n’est plus seul, car il fait partie d’un réseau qui l’aidera, notamment, à identifier la personne problématique dans un éventuel cas d’altercation. La direction sera alors beaucoup plus prompte à réagir instantanément contre un élève récalcitrant qui va faire de l’intimidation et à travailler avec plus d’intensité sur ce cas-là si elle voit qu’il y a plusieurs élèves qui font une plainte contre lui.»

Les témoins d'un acte d'intimidation doivent le dénoncer:
«En tant qu’adulte, on a la responsabilité d’agir: quand on est témoin d’un accident, on a le devoir d’aider les victimes, maintenant c’est la même chose aussi bien pour un parent que pour un intervenant. Il ne faut pas systématiquement penser que l’enfant va s’adapter par lui-même, car il n’a pas notre expérience d’adulte, notre savoir-faire et nos habilités justement pour bien réagir dans des situations complexes»

Le culte de l'affirmation de soi (l'assertion)
«L’enfant doit avoir une certaine force de caractère, car la situation peut devenir une confrontation. À ce moment-là, il faut se tourner vers des adultes. Les prédateurs – l’intimidation est comme une prédation – vont essayer de sélectionner ceux qu’ils considèrent comme les plus faibles, d’où l’importance de développer des habiletés sociales»

L'importance du respect comme valeur fondamentale
«C’est très sérieux et il y a heureusement une éducation sociale qui est en train de se faire à ce sujet, notamment à travers les médias. On demande le respect dans les communications entre chaque personne: il est très important, non seulement de faire preuve de respect dans ses propos, mais également dans son attitude»

Avec la délation, la dénonciation de l'intimidation, les choses changent:
«les choses bougent et l’élève reste en sécurité. Des mesures sont prises contre les intimidateurs et ça peut même aller jusqu’à un changement d’école. Il ne faut donc pas hésiter à dénoncer quand on a trouvé un adulte de confiance qui prendra les choses en mains».



samedi 19 octobre 2013

Votre enfant n'aime pas son prof - La Presse+

Votre enfant n'aime pas son prof - La Presse+:

L’année scolaire vient à peine de commencer et, déjà, votre enfant a une mauvaise opinion de son enseignant. Il affirme que son prof est sévère ou ennuyant. Doit-on s’inquiéter ?

Dans les premières semaines, la prudence s’impose. L’enseignant peut souffrir de la comparaison avec celui de l’année précédente, surtout s’il était très apprécié. De plus, certains profs ont parfois mauvaise réputation auprès des élèves, à tort ou à raison. Il vaut mieux attendre de voir ce qu’il en est réellement. Enfin, certains enseignants choisissent d’être plus stricts en début d’année pour asseoir leur autorité. Ils deviennent ensuite plus souples avec le temps.

« En général, les jeunes ont une grande capacité d’adaptation, souligne Rémi Côté, psychologue en milieu scolaire. Ils vont accepter de jouer le jeu, mais il faut leur laisser du temps pour s’adapter. »



vendredi 18 octobre 2013

Zoopédagogie

Découvrez le Tweet de @psyscolaire : https://twitter.com/psyscolaire/status/391210292065361920

jeudi 17 octobre 2013

Qu’est-ce que l’intimidation?

Es-tu conscient de ta bulle? Et celle de l’autre? Vois-tu les lignes territoriales que chacun revendique. Quand j’observe un élève pour évaluer son fonctionnement, je visualise sa bulle et j’apprécie si on la respecte ou non. J’analyse sa façon de transiger avec l’autre. Est-ce qu’il y a transgression? Les frontières du territoire sont-elles respectées? J’apprécie également s’il entretient de saines relations « diplomatiques » avec les tierces personnes. Un peu comme le ferais un analyste politique, j’inclus l’analyse des traités, des ententes, des pactes de non-agression, les propositions, les communiqués. Cette grille clinique m’aide à percevoir les compétences, les habiletés sociales. Elle m’aide à répondre à une première question, est-ce que l’individus transgresse ou respecte?

Voici également d’autres questions, des questions importantes, pour celui chez qui on soupçonne la faiblesse de succomber à la séduction de la violence.
Est-ce que tu sais où se situe la ligne à ne pas franchir? C’est la base pour éviter les conflits, tu dois connaître cette frontière.
Vois-tu la frontière entre la blague et le manque de respect? Te gardes-tu de ne la point franchir?
Fais-tu le partage de ce qui est drôle pour tout le monde et de la moquerie visant une victime isolée?
Poses-tu la question neutre visant une demande justifiée ou lui préfères-tu la remarque visant à blesser en mettant l’emphase sur une différence, face à une norme imposée?
Quelle est la différence entre un surnom amical donné avec consentement tacite du porteur et une insulte sifflée avec lâcheté, un camouflet camouflé par le regard détourné l’anonymat?
Sais-tu faire la différence?
Ou plutôt, de façon plus pertinente : « Sauras-tu faire la différence? »
Seras-tu capable de t’élever au-dessus de la rumeur malveillante des râleurs en mal de violence?
Je crois que oui. Si je t’écris ici, c’est que je sais que tu es pleinement conscient que la violence, tant au niveau des individus qu’à celui des nations, est porteuse de destruction et de nécrose. La violence nourrit les vautours et les charognards. Elle n’a pas d’autre utilité.

mardi 27 août 2013

Mes entrevues de psychologue scolaire dans le journal Métro

  • 24/01/2012

    L'hypnose sur les bancs de l'école

     «Vos paupières sont looouuuurdes, et à trois, vous m’obéirez.» Quand on parle d’hypnose, on pense souvent à son côté sensationnaliste, qui met en spectacle le contrôle absolu d’une personne par un hypnotiseur. Pourtant, l’hypnose fait aussi l’objet d’un usage clinique … Tous les détails
  • 22/11/2011

    Des trucs pour tout mémoriser facilement

    Apprendre de nou­velles notions est parfois difficile. La mnémotechnique, qui consiste en différentes méthodes d’associations mentales qui aident la mémoire, peut être la solution. Créer un sens «La mémoire humaine est limitée et c’est pourquoi certaines associations permettent de retenir … Tous les détails
  • 18/05/2011

    L'été, c'est pour s'amuser ou pour étudier?

    L’été est à nos portes et, avec lui, arrivent les vacances scolaires. Bien que saison estivale rime avec plaisir et liberté pour les étudiants, ce n’est pas une raison pour laisser l’esprit dormir au soleil. Même pendant l’été, la stimulation … Tous les détails

    • 04/01/2011

      Rendre performant son coin-étude

      Avec la nouvelle année viennent les bonnes vieilles résolutions. Aussi simple que cela puisse paraître, bien aménager votre environnement de travail peut quasiment révolutionner votre façon d’étudier. Pour les étudiants, le début de l’année est souvent propice à la prise … Tous les détails
    • 24/08/2010

      Trouver l'équilibre entre le travail et les études

      Si les parents s’inquiètent des répercussions qu’aura un emploi sur les études de leurs rejetons, ces derniers sont nombreux à prôner l’indépendance financière. Michelle Parent et Rémi Côté, deux psychologues scolaires, mettent les pendules à l’heure. Avant tout, Michelle Parent, … Tous les détails
    • 11/05/2010

      Étudier sous le soleil

      La saison estivale est souvent synonyme de vacances. Même quand l’envie d’aller jouer dehors est forte, il existe des trucs pour se motiver à étudier 1. Ne pas se comparer Michelle Parent, psychologue à la Commission scolaire de Montréal, ne … Tous les détails
    • 06/01/2010

      Sept résolutions pour étudiants: (Re)partir du bon pied

      Il n’est pas toujours facile de se replonger dans ses études après le congé des Fêtes. Pourquoi alors ne pas décider de partir du bon pied en adoptant quelques résolutions à saveur étudiante? Selon Rémi Côté, psycholo­gue à la Commission … Tous les détails

lundi 26 août 2013

Pour préparer l'entrée au secondaire: mon entrevue dans lapresse+



Une journaliste de lapresse + (publication disponible gratuitement sur le ipad) m'a interviewé au sujet de mes recommandations pour préparer les jeunes qui font leur entrée au secondaire.

Je recommandais de favoriser l'écoute pour "inviter votre jeune à parler de ce qui l’inquiète". Je donnais des exemples de préparation du jeune. Je donnais des exemples d'astuces pour réduire son stress : acheter son cadenas à l’avance pour qu’il puisse se pratiquer, dessiner un plan de l’établissement et proposer des trucs pour s’orienter et s’organiser. «Dans les premières semaines, on peut l’aider à bien utiliser son agenda, suggère également Rémi Côté, psychologue scolaire. Il pourra ainsi planifier son temps correctement et éviter les oublis.»

Vous pouvez lire cet article ici:

Préparer l'entrée au secondaire - La Presse+ http://bit.ly/15ribSB

vendredi 9 août 2013

De la suggestion par Hippolyte Bernheim

Mon entrevue dans la Presse - Cyberintimidation: des outils pour aider

Dans cet article de La presse, on peut lire mes réponses à la journaliste Caroline d'Astous au sujet de mes recommandations concernant les cas de cyberintimidation. J'étais bien content de pouvoir répondre en fonction de ma longue expérience de psychologue scolaire:

 http://bit.ly/15U2YJ6

Voici d'autres de mes articles concernant l'intimidation:

http://bit.ly/16EMTI1

http://bit.ly/1expUiV


mercredi 3 juillet 2013

Six respirations par minute

Dr. Rémi Côté Ph.D., psychologue scolaire
Sur twitter @psyscolaire


Quelques chose vous énerve, vous paniquez, vous sentez que vous allez vous fâcher, que vous allez « pogner les nerfs »? Respirez. Respirez profondément, six fois pendant une minute et vous serez calme. Répétez cet exercice pendant 5 minutes et vous serez imprégné de calme et de sérénité pendant les prochaines heures. Ce n’est pas de la magie, c’est un réflexe psychophysiologique qui implique la connectivité entre des barorécepteurs et des structures sous-corticales responsables de la modulation des émotions. 

La respiration est un élément essentiel à tous les exercices de relaxation. On doit prendre conscience du lien très fort entre respiration et bien-être. Par exemple, on sait qu’une émotion de peur va provoquer une grande respiration. C’est l’activation de notre système d’urgence interne qui commande plus d’oxygène, plus d’énergie pour faire face à la situation. Une fois le danger écarté, nous expirons plus profondément.  Un « soupir de soulagement » qui nous indique que notre corps prend le temps de récupérer, d’éliminer la tension. C’est donc ce mécanisme automatique que nous pouvons exploiter dans un exercice de respiration. 


Comment?

Une fréquence respiratoire lente produit une « signature » spécifique, un « code » neuropsychologique. Ce code déclenche une activation du système autonome parasympathique de régulation émotionnel. Comme je le mentionnais, on a prouvé que ce signal produit automatiquement un état physiologique s’apparentant au calme et atténue significativement les symptômes négatifs associés à l’anxiété. 


Réduire la fréquence de respiration habituelle.

La fréquence normale de respiration est d’environ 12 cycles respiratoires par minute. Un cycle complet d’inspiration et d’expiration peut donc se faire en 5 secondes. 

Des études sur les effets de la respiration lente et régulière indiquent qu’une trentaine de cycles de respiration de 10 secondes sont suffisants pour coder une réaction de calme dans le cerveau. À raison de 6 cycles de respiration par minute, au bout de 5 minutes, vous avez déclenché un réflexe physiologique qui vous rendra plus réceptif et plus ouvert à l’acceptation de l’état de calme. 




Voici une vidéo qui indique comment respirer et expirer sur un cycle complet de 10 secondes:





Cercle vertueux

Plus on respire lentement et plus on est calme. Être calme et détendu nous entraîne à maintenir notre lent rythme de respiration, ce qui vient approfondir notre état de détente… C’est une boucle vertueuse : «  plus on est détendu, plus on s’ouvre à la détente ». 
Ainsi, ce simple exercice de 5 minutes de respiration lente et régulière pourrait, par exemple, nous décrocher de pensées catastrophiques, de nos peurs, qu’elles soient fondées ou irrationnelles, ou de stresseurs obsédants.  En « sacrifiant » ces 5 minutes de temps pour se concentrer entièrement à cette respiration lente et régulière, nous ouvrons la porte à un éventail de bienfaits :
• Favoriser l’apaisement et le sentiment de calme intérieur 
• Combattre la fatigue, dissiper le stress et l’anxiété.
• Gérer la douleur et les difficultés émotionnelles.
• Améliorer la concentration.
• Augmenter l’énergie et la vigueur.

Cette technique nous ouvre la porte au sentiment de bien-être, d’apaisement. Cependant, ce n’est pas l’équivalent d’une relation d’aide ou d’une thérapie, car elle ne s’adresse qu’aux symptômes. Donc, je te conseille d’en parler à un psychologue scolaire ou à un adulte de confiance, si tu ressens de l’anxiété et que tu veuilles de l’aide en fonction des causes de tes symptômes de stress. 

Vas-y doucement, ne force pas la démarche, assis-toi, écoute de la musique douce, visualise toi flotter et, assis sur ton nuage de détente, observe les solutions qui s’offre à toi.


Référence:

Nada PJ (2009). Heart rate variability in the assessment and biofeedback training of common mental health problems in children. Med Arh 63 (5): 244-8.


Relaxation, suggestions de détente et visualisation positive en contexte de psychologie scolaire

Utilisation des suggestions de détentes pour la relaxation en classe 

Introduction


Les techniques de détente et de visualisation sont utilisées à profit dans le monde des affaires et du sport amateur et professionnel.  Ce site propose de les appliquer à celui de l’éducation.  Après une présentation de la neuropsychologie de la détente et des inconvénients du stress et de l’anxiété en contexte scolaire, nous explorerons les avantages des techniques de détente comme outils de prévention et de gestion du stress, ainsi que les conditions facilitant l’induction de la détente en classe.  Nous illustrerons le comment des séances pratiques en groupe en utilisant quelques libellés, des stratégies de détente et des technique de visualisation et d’imagerie. 

Voici les points abordés sur ce site:
  • Psychologie et neuropsychologie de la détente
  • Les impacts négatifs du stress et de l’anxiété sur les apprentissages. 
  • Avantages des suggestions de détente utilisées en groupe-classe et conditions facilitatrices 
  • Expérimentation avec séances pratiques en groupe
  • Utilisation de quelques libellés de suggestions et quelques stratégies de détente.
  • Technique de visualisation et d’imagerie.  
  • Discussion des applications possibles dans les milieux de l'éducation


Psychologie et neuropsychologie de la détente et de la relaxation

La détente est une technique visant à retrouver une sensation de relaxation ressentie à la fois dans l'esprit et dans le corps. 
En thérapie comportementale des techniques spécifiques sont utilisées afin de baisser le niveau général de tension musculaire et parvenir à un état de détente. Ces méthodes se révèlent très utiles dans la prise en charge de plusieurs difficultés : les phobies, les troubles du sommeil, le trac, la peur des examens, etc..
Table des matières
  1. Utilisation des suggestions de détentes pour la relaxation en classe 
  2. Introduction
  3. Psychologie et neuropsychologie de la détente et de la relaxation
  4. Pourquoi se détendre?
  5. Histoire de la suggestion
  6. La relaxation progressive de Jacobson
  7. Johannes Heinrich Schultz
  8. Suggestions de Shultz
  9. Le système nerveux autonome
  10. 10 LE SYSTÈME NERVEUX SYMPATHIQUE
  11. 11 LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE
  12. 12 Cohérence cardiaque
  13. 13 Explication:
  14. 14 Neurophysiologie de la détente
    1. 14.1 Cette inhibition permet un traitement plus efficace de l’information.
  15. 15 En s’appuyant sur l’imagerie fonctionnelle, les travaux de Raz et d’Egner concluent: 
  16. 16 Cortex Cingulé antérieur
  17. 17 Mécanisme d’action des suggestions de détente
  18. 18 Il est très important de tenir compte de la "personnalité" de la personne à qui on propose des suggestions de détente:
  19. 19 Quels sont les impacts négatifs du stress et de l’anxiété sur les apprentissages? 
  20. 20 Anxiété des mathématiques
    1. 20.1 Cette équipe a montré qu'un degré élevé d'anxiété en mathématique mine la performance des élèves au point de les placer à près de la moitié d'une année scolaire de retard derrière leurs pairs moins anxieux, en termes de rendement en mathématiques.
    2. 20.2 Des élèves moins doués ayant une mémoire de travail inférieure n'ont pas été touchés par l'anxiété, car ils ont développé des moyens plus simples pour faire face à des problèmes de mathématiques, telles que compter sur leurs doigts. 
    3. 20.3 Ironie du sort, parce que ces élèves moins performants n’utilisent pas beaucoup la mémoire de travail pour résoudre des problèmes de mathématiques, leur performance n’en souffre pas quand ils sont inquiets.
  21. 21 Avantage des suggestions de détentes et de visualisations positives
  22. 22 Conditions facilitantes
  23. 23 Volet pratique: 
  24. 24 Utilisation des suggestions de détentes en classe
  25. 25 Exemples de suggestions simples de détente:
  26. 26 Technique de visualisation et d’approfondissement 
  27. 27 Dans cet endroit imaginaire paisible que tu peux visiter chaque fois que tu veux te détendre…
  28. 28 Retour de la visualisation
  29. 29 Conclusion

Pourquoi se détendre?

La capacité de bien se détendre est une composante essentielle dans l'apprentissage de la régulation des émotions. En fait, la diminution du tonus musculaire entraîne une baisse de la tension psychique et régule les émotions. 

Ce sont des techniques qui permettent d'augmenter considérablement sa capacité de faire face aux stresseurs quotidiens et de mieux gérer ses réactions émotionnelles. 

Effets bienfaiteurs de la détente:En devenant capable de diminuer la tension psychique et mentale dans une situation stressante, on parvient à adopter une démarche de résolution de problèmes adaptée et l'on est psychiquement plus efficace..

La détente vise donc plusieurs objectifs : 
  • mieux gérer les réactions émotionnelles 
  • augmenter son efficacité, son attention 
  • se reposer rapidement
  • faciliter un sommeil réparateur 

Histoire de la suggestion

Émile Coué (1857-1926) psychologue et pharmacien
Il aurait pris l'habitude de joindre aux remèdes qu’il vend des paroles encourageantes. « En guidant l’imagination de manière positive, il est possible de faire pencher la balance du bon côté et par là même de déterminer la guérison. » « Le malade pourra néanmoins obtenir par la suggestion une amélioration optimale de son état. »
Coué condense sa méthode en une phrase-clef : « Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux. », à répéter 20 fois le matin et 20 fois le soir, en vue de conditionner l’imagination de manière favorable.


La relaxation progressive de Jacobson

Edmond Jacobson a fait un doctorat en physiologie à Harvard en 1910 sur la relaxation. 
Il a ensuite fait son cours de médecine. 
Il a toujours travaillé en laboratoire, à concevoir des appareils et à étudier l'effet de la relaxation. 
En 1938, après plusieurs années d'expérimentation, il publiait Progressive Relaxation. Il y émettait l'hypothèse que les tensions musculaires influent sur les pensées et les émotions. 
Selon Jacobson, en diminuant les tensions 

Johannes Heinrich Schultz

Psychiatre allemand inventeur du training autogène
En 1932, il publie son livre le plus connu, Thérapie Autogène, dans lequel il publie sa méthode du Training autogène
Installé confortablement en position allongée ou assise, les yeux clos, on procède à un relâchement musculaire progressif grâce à la formule :
Première suggestion: « Je suis tout à fait calme ».
Ensuite: « Tout mon corps est lourd » « Mon corps est tout chaud ». Dans les deux cas, le relâchement se fait progressivement. 

Suggestions de Shultz

« On débute avec “Mon bras droit est tout lourd”, phrase qui doit, comme les suivantes, être répétée cinq ou six fois », Ensuite, « Mes deux bras sont lourds », « Mes jambes sont lourdes », « Tout mon corps est lourd », puis « Mon bras droit est tout chaud », « Mon dos est tout chaud », « Mon corps est tout chaud »…
« Mon cœur bat calme et fort »
« Je suis toute respiration. »
« Mon plexus solaire est tout chaud. »
« Mon front est agréablement frais »

Le système nerveux autonome

Il se divise en deux:

Sympathique: partie du système nerveux végétatif (donc inconscient, involontaire et autonome) destiné à accélérer les fonctions neurologiques inconscientes du corps.

Parasympathique: partie du système nerveux végétatif (donc inconscient, involontaire et autonome) destiné à tempérer les fonctions neurologiques inconscientes du corps.



LE SYSTÈME NERVEUX SYMPATHIQUE

Son activation prépare l'organisme à l'activité physique ou intellectuelle. Devant un stress important, c'est lui qui orchestre la réponse de fuite ou de lutte. Il dilate les bronches, accélère l'activité cardiaque et respiratoire, dilate les pupilles, augmente la sécrétion de la sueur et de la tension artérielle, mais diminue l'activité digestive. 
Il est associé à l'activité de deux neurotransmetteurs : la noradrénaline et l'adrénaline.







LE SYSTÈME NERVEUX PARASYMPATHIQUE

Son activation produit un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, contracté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, dilaté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. 
Ce dernier est associé à un neurotransmetteur : l'acétylcholine.


Cohérence cardiaque

À chaque battement, le cœur envoie au cerveau et au reste de l'organisme un schéma complexe d'informations neurologiques, hormonales et électromagnétiques.
En tant que point nodal de plusieurs systèmes - physiologique, cognitif et émotionnel - le cœur représente une voie d'accès idéale dans le réseau de communication qui lie le corps, les émotions et l'esprit.

Mécanisme de la cohérence cardiaque
Attention:  il faut ÉVITER l’hyperventilation
Inspiration, la fréquence cardiaque augmente de 15%
Expiration, la fréquence cardiaque diminue de 15%
Si environ 12 secondes par rythme
la cohérence psychophysiologique peut augmenter.

Voici une vidéo explicative de la pratique de la cohérence cardiaque






Associé à une diminution de l'anxiété et de la dépression, diminution des symptômes physiques liés au stress, amélioration du système immunitaire, diminution du cortisol (une hormone du stress) et augmentation de la DHEA (hormone anti-stress et anti-vieillissement)


Explication:

Entre la naissance, lorsque la variabilité est la plus forte, et l'approche de la mort, où elle est la plus basse, nous perdons environ 3 % de variabilité par an. 

Dans les états de stress, d'anxiété, de dépression ou de colère, la variabilité du rythme cardiaque entre deux battements devient irrégulière ou « chaotique ». Dans les états de bien-être, de compassion, ou de gratitude, cette variabilité devient 
«cohérente»: l'alternance d'accélérations et de décélérations du rythme cardiaque est régulière. 

La cohérence maximise la variation au cours d'un intervalle de temps donné et conduit à une plus grande -- et plus saine -- variabilité cardiaque. 

La baisse de variabilité des battements du cœur est associée à un ensemble de problèmes de santé liés au stress et au vieillissement : l'hypertension, l'insuffisance cardiaque, les complications du diabète, l'infarctus, la mort subite et même le cancer.


Recherche:

Cardiac coherence: a new, noninvasive measure of autonomic nervous system order..Altern Ther Health Med. 1996 Jan;2(1):52-65.
Les expériences émotionnelles jouent un rôle dans la détermination de l'équilibre sympathovagal qui est indépendant de la fréquence cardiaque et de la respiration. Les émotions positives conduisent à des altérations de la variabilité du rythme cardiaque qui peuvent être bénéfiques dans le traitement de l’hypertension.
Réduire le risque associé à l’insuffisance cardiaque


Neurophysiologie de la détente

L'inhibition induite par les suggestions de détentes de de visualisations positives ont un effet inhibiteur et amortisseur sur certains centres du système nerveux central (Buzsaky 2006 Rhythms of the brain)


Cette inhibition permet un traitement plus efficace de l’information.






Recherche en neuroscience cognitive: Egner et Raz démontrent suite à l’induction d’une détente  progressive intensifiée par des suggestions, les sujets les plus détendus présentaient plus de facilité à résoudre des tâches de conflit cognitif.

Dans des tâches Stroop, on détendait des sujets par suggestion. On leur suggérait également de diriger volontairement leur attention sur la couleur de l'encre des mots plutôt que sur les mots et leur signification. Ceux qui sont plus détendus et qui répondaient le mieux à ces suggestions y était plus performant.



En s’appuyant sur l’imagerie fonctionnelle, les travaux de Raz et d’Egner concluent: 

Les suggestions induisent la détente en réduisant la connectivité entre le centre frontal de détection de conflit et les centres latéraux ayant des fonctions de contrôle (disruption of functional interaction between medial frontal conflict-monitoring and lateral frontal control functions). 

Interprétation: pour fonctionner, une séance de détente doit donc nous amener, progressivement, de plus en plus, à ne nous concentrer que sur des acquis positifs, sur des situations agréables, plaisantes sans appréhension, sans problématique. 

La détente implique une immersion totale de la conscience dans un champ cognitif libre de tout conflit, de tout problème, de tout irritant possible.

Métaphoriquement, nous désembrayons le centre de traitement cognitif volontairement orienté vers la détection de problème (« problem finding ») et la résolution de problème (« problem solving »). 

C’est ce qui produit le relâchement intense qui caractérise une détente profonde.


Cortex Cingulé antérieur

Le cortex préfrontal (contrôle exécutif) gère les représentations d’un but en mémoire de travail.
Le cortex cingulé antérieur détecte les conflits entre le but et la perception
La détente profonde agit en inhibant les connexions entre les centres de détection de conflit et le cortex préfrontal (contrôle cognitif) qui gère les représentations d’un but en mémoire de travail.





Mécanisme d’action des suggestions de détente

Cette représentation de la mémoire nous indique à quel point chaque détails du libellé, du phrasé, de l’intonation, du débit devient important.

Dans les centres en bleu intervient la conscience, c'est-à-dire les représentations (ré-entrantes) de la mémoire sémantique.

C'est pourquoi il est essentiel de fermer les yeux pour limiter l’activation perceptuelle et laisser les suggestions agir.

En suggestion, chaque composante du message à son importance:
  • Le libellé des suggestions doit être ciselé pour augmenter son efficacité 
  • Pour induire la détente, nous devons être très progressif, non intrusif, pas à pas
  • Ils s’intègrent un à un, point par point
  • Forme le contexte
  • Toute les informations comptent
  • Reconstruction de tout le champ de perception
  • Occupation positive de tout le champ de conscience
  • L’objectif est d’inhiber les perceptions de problèmes

Il est très important de tenir compte de la "personnalité" de la personne à qui on propose des suggestions de détente:

  • On tient compte du contexte de la personne
  • De son cheminement
  • Sa capacité à se détendre nous parle:
  • du développement de sa personnalité
  • du stress vécu
  • de son anxiété
  • de ses besoins


En fait, la détente est un outil de choix pour connaître les besoins d'une personne:
On peut donc penser que la détente agit à tous les niveaux de la pyramide de Maslow. La hiérarchie (pyramide) des besoins de Maslow schématise une théorie élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow sur la motivation.
Selon Maslow, nous recherchons d'abord à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide.


Quels sont les impacts négatifs du stress et de l’anxiété sur les apprentissages? 

L’anxiété affecte négativement les ressources cognitives. MacLeod et Donnellan (1993) ont demandé à des sujets anxieux et non anxieux de résoudre des problèmes de raisonnement verbal tout en maintenant en mémoire une liste de mots. Lorsque la liste de mots était plus longue, ce qui représentait une surcharge élevée pour la mémoire de travail, les sujets anxieux étaient plus lents à solutionner les problèmes. 

MacLeod C., Donnellan A.M. (1993). Individual differences in anxiety and the restriction of working memory capacity, Personality and Individual Differences, 15 (2), pp. 163-173.


Une autre étude d'Eysenck et Calvo, démontre comment l’anxiété de certains élèves est souvent associée avec de faibles résultats scolaires. Les élèves plus anxieux y prennent plus de temps à compléter une tâche taxant lourdement la mémoire de travail. 

Les auteurs expliquent, en se basant sur la théorie de l’efficience, qu’en augmentant, l’anxiété provoque des inquiétudes, pensées angoissantes, appréhensions et craintes qui viennent diminuer l’efficience des ressources cognitives disponibles pour faire le travail.

Les auteurs de cette théorie ont même constaté que l’anxiété pouvait diminuer la réponse aux motivateurs extrinsèques comme les récompenses. Les sujets anxieux étant trop préoccupés par leurs inquiétudes, ils ne pouvaient prendre pleinement conscience des enjeux et donc, être motivés par des récompenses.

  • Calvo, M. G. (1985). Effort, aversive representations and performance in test anxiety. Personality and Individual Differences, 6, 563–571.
  • Eysenck, M. W., & Calvo, M. G. (1992). Anxiety and performance: The processing efficiency theory. Cognition and Emotion, 6, 409–434.
  • Hadwin, J.A., Brogan, J. & Stevenson, J. (2005). State Anxiety and Working Memory in Children: A test of processing efficiency theory, Educational Psychology, 25 (4), 379–393.

Anxiété des mathématiques

Les inquiétudes face aux mathématiques peuvent perturber la mémoire de travail que les élèves auraient pu utiliser pour réussir. 

Beilock et d'autres chercheurs ont étudié cet impact de l'anxiété sur la mémoire de travail sur les élèves plus âgés, mais son travail est le premier à explorer l'impact sur ​​les élèves qui commencent l'école.

Dans une étude de première et de deuxième année du primaire, Sian Beilock, professeur en psychologie, a constaté que des élèves ressentent de l'inquiétude et de la peur de faire des maths dès la première année. 

Le plus surprenant est que l'angoisse des mathématiques nuit aux élèves plus performants, qui ont généralement plus de mémoire de travail.

"Vous pouvez penser à la mémoire de travail comme une sorte de« bloc-notes mental »qui nous permet de « travailler » avec toute l'information qui passe temporairement à travers la conscience».

La mémoire de travail est l'un des principaux éléments constitutifs du Q.I.

Elle est particulièrement importante lorsque nous avons à faire un problème en maths et jongler avec les chiffres dans notre tête. 

Cette équipe a montré qu'un degré élevé d'anxiété en mathématique mine la performance des élèves au point de les placer à près de la moitié d'une année scolaire de retard derrière leurs pairs moins anxieux, en termes de rendement en mathématiques.

Des élèves moins doués ayant une mémoire de travail inférieure n'ont pas été touchés par l'anxiété, car ils ont développé des moyens plus simples pour faire face à des problèmes de mathématiques, telles que compter sur leurs doigts. 

Ironie du sort, parce que ces élèves moins performants n’utilisent pas beaucoup la mémoire de travail pour résoudre des problèmes de mathématiques, leur performance n’en souffre pas quand ils sont inquiets.

L'angoisse des mathématiques précoce peut conduire à un effet boule de neige qui aura un coût croissant sur ​​les résultats en mathématiques en changeant les attitudes des élèves et leur motivation envers les mathématiques
Dans ce cas, il faut prévoir l'augmentation de l'évitement des mathématiques, et, finalement, la réduction de compétences en mathématiques.

Avantage des suggestions de détentes et de visualisations positives

  • Permet à l’élève de contextualiser
  • Recadrer son anxiété
  • Faire un exercice pratique pour augmenter ses compétences en détente
  • Permet d’ouvrir à d’autres perspective
  • Répond à besoins: appartenance, estime de soi, actualisation

Conditions facilitantes

  • Les stimulus calmant, les sons, le phrasés, qui vient aider à réorienter la pensée logique extéroceptive et la recentrer vers l'intérieur, vers les valeurs intrinsèques
  • Une attitude bienveillante de l’émetteur des suggestions
  • Une diminution du tonus musculaire, favorisée par une position confortable, allongée ou assise, qui réduit au minimum le travail postural
  • Un environnement calme, où les stimuli sont réduits
  • Les yeux fermés


Volet pratique: 

Utilisation des suggestions de détentes en classe

Voici des stratégies pour présenter et préparer les élèves à la détente:
D'abord, il faut de rallier le groupe: rationnel de la détente
Il faut commencer avec des petites expérimentation, avec séances de courtes durées en sous-groupe
Se limiter à l'utilisation de quelques libellés de suggestions
Aborder des technique de visualisation et d’imagerie.  
Discussion en groupe des avantages de la détente, des applications possibles dans les milieux propres aux divers participants, par exemple, pour la préparation des examens, ou la gestion des conflits, ou l'augmentation de la concentration et de l'attention en classe

Exemples de suggestions simples de détente:

  • Tu es déjà installé confortablement sur ta chaise. 
  • Les bras reposent sur ton bureau ou sur tes jambes.
  • Dans la position de repos la plus confortable pour toi.
  • Tu fermes les yeux.
  • Et tu as déjà commencé à te détendre, à relâcher tes muscles.
  • Tu vas entrer dans un état de détente…
  • Et tu vas retrouver quelque chose
  • Quelque chose que tu connais, que ton corps à mémorisé, pour l’avoir vécu • ressenti • 
  • Confortable et alerte, un état où ton esprit devient très absorbé et ton corps relaxé, très décontracté
  • Un état de détente semblable à celui qui… précède habituellement le sommeil, mais qui n'est pas le sommeil.
  • Un état de rêverie, d'imagerie, où tu te sens confortable et détendu
Et après avoir remarqué cette augmentation de ton confort...
  • Tu peux concentrer ton attention sur les parties du corps qui touchent la chaise
  • Sur tes pieds qui reposent fermement sur le sol fermement ancrés au sol
  • Et tes bras qui reposent solidement, appuyés
  • Et prendre conscience de ces points d’appui. 
  • Te laissant supporter entièrement, en confiance 
  • Te laissant aller totalement, au confort et à la détente. 
L’esprit devient calme...

Technique de visualisation et d’approfondissement 

Au préalable, il faut préparer les élèves à visualiser un endroit calme, reposant et propice à la réflexion
Un endroit visité pendant les vacances, dans la nature
Un endroit isolé
Un endroit confortable
Cet endroit doit se situer en bas d’un escalier
Chacun doit choisir son endroit en fonction de son histoire personnelle

Voici un libellé possible:
Et comme je vais maintenant compter de 1 jusqu’à 10.  
Tu utilises ton imagination et te représenter en haut d’un escalier.  
Et t’apprêter à descendre cet escalier et à approfondir ton état de détente
  
Cet escalier descend une montagne et il te mènera à un lieu que tu connais, 
un endroit isolé, paisible et relaxant où tu te sentiras très détendu

Tu commences tout simplement 
à descendre la première marche, UN

Relâchant et laissant aller, DEUX
  
Continuant Et au fur et à mesure te sentant plus absorbé dans ton expérience, TROIS

Dans un état plus profond encore, dans un état plus profond, QUATRE

Un état de plus en plus agréable, CINQ.

Confortable, relaxé physiquement et mentalement, un état de grand bien être Un état de calme, SIX
  
L’esprit de plus en plus réceptif, Réceptif à toutes suggestions aidantes et positives pour toi, SEPT

Dans un état de grand bien être, un état de grand confort, Un état de grande détente, HUIT

Absorbé profondément dans ton expérience, NEUF

Dans un état de grand bien-être, 
 Un état d’harmonie et de réceptivité 
DIX

Te retrouvant maintenant dans cet endroit paisible, sécurisant.  

Et prenant le temps pour t’arrêter à cet endroit.  
Et prenant le temps d’observer, de noter ce que tu vois dans cet endroit. Les paysages, que tu peux contempler. 

Admirer.

Les sons, les bruits de la nature 
Qui viennent à tes oreilles.  
Les odeurs particulières.  

Même la sensation de l’air sur la peau, 
l’air ambiant
  
La fraîcheur, par exemple, de la bruine, 
de l’humidité, de la brise, s’il y en a  
Les sensations internes de bien-être 
de confort

Tu fais l’expérience d’être calme, tout à fait calme.

Dans cet endroit imaginaire paisible que tu peux visiter chaque fois que tu veux te détendre…

Retour de la visualisation

Comme pour entrer en détente, il faut un retour progressif pour en sortir très positivement de cette visualisation.
Je suggère de compter de 5 jusqu’à 1


Conclusion

J'espère que ces explications et ces exemples de visualisations vous ont aider à mieux connaitre et comprendre cet outil efficace de gestion du stress que sont les visualisations positives et suggestions de détente 

vendredi 14 juin 2013

Visualisation positive et suggestions de détente pour la gestion du stress

10 minutes!

Prêt pour le départ? Imaginez-vous flotter dans les nuages. Vous y êtes? Observez les lieux, la texture des nuages, l’humidité. Voyez le reflet des rayons de soleil qui filtrent à travers cette brume envahissante qui vous recouvre de bien-être. Planez ensuite jusqu’à la crique du pays imaginaire de Peter Pan… Maintenant, fermez les yeux, et écoutez les gongs tibétains, restez assis sans bouger. Vous consacrez maintenant les dix prochaines minutes à votre pleine détente. Entièrement et totalement dévoué à vous-même et à votre bien-être...
Si vous vous êtes le moindrement prêté à cet exercice de visualisation, vous constatez en ce moment, la puissance de cette technique de relaxation et de détente. Pour ma part, en relisant le premier paragraphe, j’ai vraiment l’impression d’écrire ces lignes du haut de mon nuage préféré!
S’imaginer flotter dans un nuage est très facile!
En fait, nous visualisons constamment. Chaque pensée imaginée est une visualisation. Notre conscience se compose essentiellement de ces représentations intérieures, sans lesquelles nous serions complètement incapables de réfléchir ou planifier.
Ces représentations internes se construisent à partir de nos perceptions du monde, de nos expériences, nos apprentissages, nos attentes. Ses représentations forment notre personnalité, sont à la base de nos ambitions, de nos motivations, de notre confiance en nous-même et à l’image que nous projetons sur les autres.


Déséquilibre!

Le problème est que nous abusons trop souvent des représentations et visualisations négatives. Le déséquilibre qui vient du fait que nous concentrons toute notre attention aux problèmes, aux façons de les résoudre, ou de les éviter. C’est pourquoi nous négligeons les visualisations positives, les bonheurs, les bons souvenirs, les acquis, les apprentissages, les progrès, les défis relevés, les compétences développées, le travail accompli. Pourtant, ce sont ces visualisations et représentations positives qui ont le pouvoir de nous rendre heureux, pleinement satisfait de nous-même et enthousiasmé. Elles nous permettent de nous valoriser, de valoriser notre entourage, de prendre conscience de notre qualité de vie, de nos moments de bonheur, de notre résilience, de notre force...

La visualisation positive nous aide à faire l’équilibre dans notre vie émotive et à bien réguler notre bonheur. En terme scientifiques, elle nous aide à conditionner notre conscience en diminuant sa saturation en stress!

S’abandonner, 10 minutes à la fois.

Je recommande d’abord d’exercer la visualisation positive, sans la forcer, un peu comme on étire un muscle. Il faut y aller graduellement. On visualise mieux dans un coin calme, avec une musique douce et apaisante. Il faut une position assise ou étendu, stable où aucun travail musculaire n’est sollicité. Il faut avoir les yeux fermés. Je recommande un foulard noir ou un masque d’avion sur les yeux. Puis il faut commencer le voyage. Par exemple, s’imaginer flotter sur un nuage, comme je le décris succinctement au premier paragraphe. L’essentiel est de se laisser flotter et « surfer » sur des imageries positives qui passent naturellement dans votre champ de conscience. Il faut se conditionner aux sensations et sentiments de bien-être et de calme. C’est dans ce conditionnement « automatisé » de 10 minutes que réside le principal mécanisme d’action de ces visualisations.

Lorsqu’on prend conscience de nos visualisations négatives intérieures, nous pouvons les modifier, les changer pour nous amener dans un état d`être plus serein, plus positif.

Comme nous visualisons constamment, aussi bien en faire une expérience positive!

Référence :
https://sites.google.com/site/psychologiescolaire/